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Suis-je dans une relation toxique ? Un test en 15 affirmations

Suis-je dans une relation toxique ? Un test en 15 affirmations pour repérer tension, contrôle ou danger dans votre couple, et savoir qui appeler.

Écrit par l’équipe Venna Mis à jour le · 10 min de lecture
  1. Répondez Chacun de son côté, ou à deux quand le quiz le propose.
  2. Lisez le résultat Ce qu’il veut dire, ce qui aide, et une question à se poser.
  3. Parlez-en Choisissez chacun une petite chose à essayer cette semaine.
Dans cet article

Si votre partenaire peut voir votre écran, vous pouvez arrêter ici et revenir plus tard. Si vous êtes en danger maintenant, appelez le 17 ou le 112. Si vous ne pouvez pas parler, envoyez un SMS au 114.

« Suis-je dans une relation toxique ? » Si vous tapez cette question, c’est que quelque chose vous pèse. Ce test ne colle pas d’étiquette « toxique » : en 15 affirmations, il vous aide à repérer des signes de tension, de contrôle ou de danger dans votre couple. Pour chacune, vous choisissez une réponse, et le résultat retient le signe le plus sérieux.

Ce test n’est pas un diagnostic. Il vous aide à mettre des mots sur ce que vous vivez. Les affirmations sont les nôtres et s’appuient sur les repères du site gouvernemental « Arrêtons les violences ». Le test ne remplace pas une conversation avec une écoutante du 3919 ou avec un professionnel.

Avant de commencer

Si votre partenaire a accès à votre téléphone ou à votre ordinateur, un point à savoir : le site gouvernemental « Arrêtons les violences » rappelle que les navigateurs gardent en mémoire les sites visités et les recherches, et explique comment effacer l’historique sur une page dédiée. Faites-le seulement si c’est sans risque pour vous : un historique vidé d’un coup peut aussi attirer l’attention. Même un téléphone à votre nom n’est pas sûr si votre partenaire en connaît le code. Si vous le pouvez sans risque, reprenez plutôt ce test sur un autre appareil, dans un endroit auquel il ou elle n’a pas accès.

Relation toxique, dispute ou violence : de quoi parle-t-on ?

« Toxique » n’est pas un terme juridique ni médical. Le mot sert souvent à décrire une relation où l’on se sent mal, rabaissé ou surveillé. Le site « Arrêtons les violences » propose une distinction plus utile : dans une dispute, deux points de vue s’opposent d’égal à égal, et on peut négocier. Dans les violences, l’un installe un rapport de domination et prend le pouvoir sur l’autre.

Les violences dans le couple ne laissent pas toujours de traces. Le même site cite des formes verbales (menaces, intimidation, dévalorisation), psychologiques (humiliation, chantage affectif, interdiction de voir ses amis ou sa famille), économiques (contrôle des dépenses, confiscation des moyens de paiement), numériques (géolocalisation, logiciel espion), sexuelles et physiques. Elles sont interdites et punies par la loi. Elles concernent aussi les ex-partenaires.

Il existe en France un outil connu pour se situer : le violentomètre. Selon la Ville de Paris, il a été lancé en 2018 par l’Observatoire parisien des violences faites aux femmes, l’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis et l’association En Avant Toutes. Il s’inspire d’un outil de prévention venu d’Amérique latine. Il se présente comme une règle graduée en trois zones de couleur : vert pour une relation saine, jaune et orange quand il faut être vigilant, rouge quand il faut se protéger et demander de l’aide. Les affirmations ci-dessous sont les nôtres, mais nos trois résultats suivent la même logique. Vous pouvez consulter le violentomètre sur le site de la Ville de Paris.

Comment se passe ce test de relation toxique

  • Lisez chaque affirmation et répondez pour les 12 derniers mois. Des violences plus anciennes comptent aussi, surtout si vous avez encore peur.
  • Trois réponses possibles : oui, parfois, non. En cas de doute entre « parfois » et « non », choisissez « parfois ». Pour les affirmations 9, 13 et 15, qui parlent de faits déjà arrivés, les réponses sont : oui, une fois ; oui, plusieurs fois ; non.
  • Les affirmations sont écrites à la première personne, comme si c’était vous qui parliez. « Mon/ma partenaire » vaut aussi pour un ex.
  • Comptez cinq minutes. Il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse.

Les 15 affirmations du test

1. Nos disputes reviennent souvent sur les mêmes sujets, sans qu’on trouve de solution.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

2. Mon/ma partenaire veut savoir à tout moment où je suis et avec qui.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

3. Après une dispute, il nous faut plusieurs jours pour nous reparler normalement.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

4. Mon/ma partenaire fouille mon téléphone ou mes messages sans mon accord.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

5. J’ai peur de la réaction de mon/ma partenaire, au point d’appréhender certains moments, comme quand on se retrouve.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

6. J’ai l’impression de faire plus d’efforts que mon/ma partenaire pour que notre couple aille bien.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

7. Je vois moins mes amis ou ma famille, pour éviter des conflits avec mon/ma partenaire.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

8. Mon/ma partenaire décide à ma place de ce que je fais de mon argent.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

9. Il est déjà arrivé que mon/ma partenaire me bouscule, me frappe ou me serre le cou.

  • Oui, une fois
  • Oui, plusieurs fois
  • Non

10. Mon/ma partenaire se moque de moi ou me rabaisse, en privé ou devant d’autres personnes.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

11. On ne se parle presque plus que d’organisation : courses, factures, emplois du temps.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

12. Je fais attention à chaque mot que je dis pour éviter que ça dégénère.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

13. Mon/ma partenaire a déjà fait au moins une de ces menaces : me faire du mal, s’en prendre à mes proches, se suicider si je pars ou diffuser des photos intimes de moi.

  • Oui, une fois
  • Oui, plusieurs fois
  • Non

14. Quand je ne fais pas ce que mon/ma partenaire veut, il ou elle me le fait payer, par exemple par des jours de silence ou des reproches sans fin.

  • Oui
  • Parfois
  • Non

15. Il m’est arrivé d’avoir des rapports sexuels que je ne voulais pas, parce que mon/ma partenaire insistait ou que je n’osais pas refuser.

  • Oui, une fois
  • Oui, plusieurs fois
  • Non

Comment lire votre résultat

Ici, on ne fait pas de total, et ce n’est pas la réponse la plus fréquente qui l’emporte : c’est le signe le plus grave qui décide. Les affirmations 5, 9, 13 et 15 sont des signes de danger : une seule réponse autre que « non » à l’une d’elles, même « parfois » ou « oui, une fois », donne le résultat « Signes de danger ». Sinon, les affirmations 2, 4, 7, 8, 10, 12 et 14 sont des signes de contrôle : une seule réponse « oui » ou « parfois » à l’une d’elles donne le résultat « Signes de contrôle ». Les affirmations 1, 3, 6 et 11 parlent de tensions du quotidien : si vous n’avez répondu « oui » ou « parfois » qu’à celles-là, ou « non » partout, le résultat est « Pas de signe de contrôle ni de danger dans vos réponses ».

Signes de danger : appelez

Les numéros d’abord.

  • Danger immédiat : appelez le 17 ou le 112. Si vous ne pouvez pas parler, par exemple parce que votre partenaire est dans la pièce, envoyez un SMS gratuit au 114.
  • 3919 : écoute, information et orientation pour les femmes victimes de violences et pour leur entourage. Gratuit, anonyme, 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. L’appel n’apparaît pas sur les factures de téléphone, mais pensez à l’historique d’appels de votre téléphone.
  • 116 006 : numéro d’aide aux victimes, pour tout le monde, hommes compris. Gratuit, tous les jours de 9 h à 20 h.

Pensez à fermer cette page après l’avoir lue si quelqu’un peut voir votre téléphone.

Ce que ça veut dire. Au moins une de vos réponses parle de coups, de menaces, de rapports imposés ou de peur de votre partenaire. Le site « Arrêtons les violences » explique que les violences dans le couple créent justement « un climat de peur ». Votre peur mérite d’être prise au sérieux, et une écoutante peut vous aider à y voir clair. Les violences dans le couple sont interdites par la loi. Si vous en subissez, vous n’en êtes pas responsable, quoi qu’il ou elle dise.

Ce qui aide. Parlez-en à quelqu’un qui connaît ces situations : le 3919 ou le 116 006 peuvent vous écouter sans que vous ayez à décider quoi que ce soit, et vous orienter vers une association près de chez vous. Une personne de confiance (une amie, un proche, votre médecin) peut aussi vous aider. Le site « Arrêtons les violences » propose un tchat avec des policiers et gendarmes formés, ouvert 24 h sur 24.

Ne montrez pas ce test à votre partenaire et n’en parlez pas avec lui ou elle.

Signes de contrôle : à prendre au sérieux

Les numéros d’abord.

  • 3919 : pour les femmes, et pour l’entourage. Gratuit, anonyme, 24 h sur 24.
  • 116 006 : pour tout le monde, hommes compris. Gratuit, tous les jours de 9 h à 20 h.
  • En cas de danger : 17 ou 112, ou SMS au 114.

Si votre téléphone est partagé, fermez cette page une fois lue.

Ce que ça veut dire. Surveiller, isoler de ses proches, contrôler l’argent, rabaisser, faire du chantage : le site « Arrêtons les violences » cite ces comportements parmi les violences psychologiques, économiques ou numériques. Ces comportements n’ont rien d’une preuve d’amour, et la jalousie ne les excuse pas. Une seule de ces réponses mérite déjà votre attention, surtout si les choses s’aggravent ou si vous commencez à avoir peur.

Ce qui aide. Si vous pouvez le faire sans risque, notez ce qui s’est passé et quand, là où votre partenaire ne tombera pas dessus. Si ces notes peuvent être découvertes, n’en prenez pas. Parlez-en à un proche de confiance. Appeler le 3919 ou le 116 006 ne vous engage à rien : vous pouvez juste demander si ce que vous vivez est normal. Une thérapie de couple n’est pas adaptée à ces situations : parler devant l’autre peut vous exposer.

La question à vous poser : « Est-ce que j’ose encore dire non à mon/ma partenaire sans craindre ce qui va suivre ? »

Pas de signe de contrôle ni de danger dans vos réponses

Ce que ça veut dire. Ce résultat ne prouve pas que tout va bien : le test ne couvre pas tout. Si vous avez peur de votre partenaire, même sans l’avoir coché ici, appelez le 3919 ou le 116 006. Sinon, vos réponses parlent peut-être de disputes qui tournent en rond, de fatigue ou d’un déséquilibre dans les efforts. C’est difficile à vivre, et ça mérite qu’on s’en occupe.

Ce qui aide. Reparlez des sujets qui reviennent à un moment calme, pas au milieu de la dispute. Notre article sur la dispute de couple donne des pistes pour aborder un sujet sans attaquer, et celui sur la jalousie dans le couple aide à savoir où s’arrête l’inquiétude et où commence le contrôle. Si rien ne bouge malgré vos efforts, un psychologue ou un conseiller conjugal peut vous recevoir tous les deux.

La question à poser : « C’est quoi, le sujet sur lequel on se dispute tout le temps, et qu’on n’a jamais vraiment réglé ? »

Si les choses changent, refaites le test. Des tensions peuvent glisser vers le contrôle sans qu’on le remarque tout de suite.

Faut-il faire le test à deux ?

Faites-le d’abord seul ou seule. Vous ne répondrez pas franchement si l’autre lit par-dessus votre épaule. Rien ne vous oblige à partager vos réponses. Si vous n’avez aucun signe de contrôle ni de danger et que vous ne craignez pas sa réaction, vous pouvez lui proposer de le faire aussi, puis comparer vos réponses à un moment calme. Si votre résultat parle de contrôle ou de danger, ne le lui montrez pas.

Venna n’est pas fait pour les situations de violence

Venna est une application où un couple parle pendant une heure, de vive voix, avec un autre couple qui vit la même chose ou qui est passé par là. L’application pose les questions et donne la parole à chacun. Les couples apparaissent sous un numéro, jamais sous leur vrai nom. Chaque couple raconte ce qu’il a vécu, plutôt que de donner des conseils. Rien n’est enregistré, sauf si vous choisissez tous les quatre une session enregistrée avec un couple d’expérience, et aucune IA n’écoute. Ça peut aider quand les disputes tournent en rond ou que le quotidien a tout envahi.

En cas de contrôle, de peur ou de violence, Venna n’est pas adapté : parler devant votre conjoint peut vous mettre en danger, et un autre couple ne peut pas vous protéger. Appelez plutôt le 3919, le 116 006, ou le 17 en cas d’urgence.

Si vos réponses ne montrent aucun signe de contrôle ni de danger, Venna peut vous convenir. Venna n’est pas une thérapie.

Si vous pensez au suicide, ou si un proche y pense, appelez le 3114, gratuit et ouvert 24 h sur 24.

Sources

Quitter viteou touche Échap

Questions fréquentes

C’est quoi, une relation toxique ?

« Toxique » n’est pas un terme juridique ni médical : le mot décrit souvent une relation où l’on se sent mal, rabaissé ou surveillé. Le site gouvernemental « Arrêtons les violences » propose une distinction plus utile. Dans une dispute, deux points de vue s’opposent d’égal à égal ; dans les violences, l’un installe un rapport de domination et prend le pouvoir sur l’autre.

Quels sont les signes d’une relation toxique ?

Le site « Arrêtons les violences » cite des violences verbales (menaces, dévalorisation), psychologiques (humiliation, chantage affectif, interdiction de voir ses proches), économiques (contrôle des dépenses), numériques (géolocalisation, logiciel espion), sexuelles et physiques. Les violences dans le couple ne laissent pas toujours de traces. Elles sont interdites par la loi et concernent aussi les ex-partenaires.

Comment est calculé le résultat du test ?

On ne fait pas de total : c’est le signe le plus grave qui décide. Une seule réponse autre que « non » aux affirmations de danger (5, 9, 13 et 15), même « parfois », donne le résultat « Signes de danger ». Sinon, une seule réponse « oui » ou « parfois » aux affirmations de contrôle (2, 4, 7, 8, 10, 12 et 14) donne « Signes de contrôle ». Sinon, le résultat est « Pas de signe de contrôle ni de danger dans vos réponses ».

Combien de temps dure le test ?

Comptez cinq minutes. Pour la plupart des affirmations, il y a trois réponses possibles : oui, parfois, non. En cas de doute entre « parfois » et « non », choisissez « parfois ».

Faut-il faire le test avec son partenaire ?

Faites-le d’abord seul ou seule : vous ne répondrez pas franchement si l’autre lit par-dessus votre épaule. Si votre résultat parle de contrôle ou de danger, ne le lui montrez pas. Si votre partenaire a accès à votre téléphone, reprenez plutôt le test sur un autre appareil, si vous pouvez le faire sans risque.

C’est quoi, le violentomètre ?

C’est une règle graduée lancée en 2018 par l’Observatoire parisien des violences faites aux femmes, l’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis et l’association En Avant Toutes. Elle a trois zones de couleur : vert pour une relation saine, jaune et orange quand il faut être vigilant, rouge quand il faut se protéger et demander de l’aide. Vous pouvez la consulter sur le site de la Ville de Paris.

Qui appeler si j’ai peur de mon partenaire ?

En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112 ; si vous ne pouvez pas parler, envoyez un SMS gratuit au 114. Le 3919 écoute les femmes victimes de violences et leur entourage, gratuitement, anonymement, 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. Le 116 006 aide toutes les victimes, hommes compris, gratuitement, tous les jours de 9 h à 20 h.

Vous le vivez en ce moment ?

Sur Venna, vous en parlez pendant une heure, de vive voix, avec un couple qui vit la même chose ou qui est passé par là. Personne ne donne son vrai nom, et c’est l’application qui pose les questions.

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